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Discours de Roselyne Bachelot-Narquin lors de l’événement sportif européen « Vivre l’Europe, vivre le sport » - Champ de Mars (Paris)

5 octobre 2008

Sous réserve du prononcé

Mesdames et mes­sieurs,

C’est sous la ban­nière de l’Europe que nous célé­brons aujourd’hui les valeurs du sport.

L’Europe, riche en spor­tifs de haut niveau, comme en atteste avec éclat les résul­tats obte­nus à Pékin par les pays mem­bres de l’Union, est la pre­mière puis­sance spor­tive au monde.

Votre pré­sence, ici, ce diman­che, est emblé­ma­ti­que de cette diver­sité qui fait notre richesse : diver­sité des pra­ti­ques, diver­sité des ori­gi­nes et des cultu­res, diver­sité qui donne à notre ras­sem­ble­ment un sens tout par­ti­cu­lier. Nous som­mes unis, non pas tant par une iden­tité com­mune, mono­chrome, mais par notre atta­che­ment à des valeurs com­mu­nes.

Cette forme d’unité qui défi­nit l’appar­te­nance euro­péenne est aussi celle qui défi­nit la com­mu­nauté spor­tive : com­mu­nauté de valeurs, com­mu­nauté de prin­ci­pes, au pre­mier des­quels se situe le sens de l’effort et l’impé­ra­tif de res­pect mutuel.

La com­pé­ti­tion paci­fi­que de spor­tifs por­tant haut les cou­leurs de leur pays est d’abord un hymne à cette fra­ter­nité uni­ver­selle qui trans­cende les dif­fé­ren­ces et les conflits d’inté­rêt.

Cette fra­ter­nité cons­ti­tue l’idéal par­tagé de l’Europe qui se cons­truit, de l’Europe que nous défen­dons. Vous voyant ici réu­nis, je vou­drais donc rêver avec vous d’une Europe spor­tive, une seule et même équipe, défi­lant sous un même dra­peau étoilé.

Je fais ce rêve que d’autres ont fait avant moi, d’une Europe qui irait tou­jours plus vite, tou­jours plus haut, por­tée par un même élan soli­daire.

Le jour où tous les citoyens de l’Union, qu’ils soient Allemands, Autrichiens, Belges, Britanniques, Bulgares, Chypriotes, Danois, Espagnols, Estoniens, Finlandais, Grecs, Hongrois, Irlandais, Italiens, Lettons, Lituaniens, Luxembourgeois, Maltais, Néerlandais, Polonais, Portugais, Roumains, Slovaques, Slovènes, Suédois, Tchèques ou Français, applau­di­ront les exploits d’un cham­pion euro­péen, d’où qu’il vienne, alors, cette Europe de nos rêves, celle que nous avons envie d’aimer, sera enfin réa­lité. * Bien sûr, la fierté des peu­ples trouve dans le sport l’occa­sion de s’expri­mer. Sans doute, le sport reste avant tout un com­bat pour la vic­toire et la reconnais­sance. C’est tou­jours, cepen­dant, le même idéal d’excel­lence et de loyauté qui anime les concur­rents, jetant ainsi les fon­de­ments d’une éthique com­mune.

A l’heure où la France occupe la pré­si­dence de l’Union euro­péenne, je suis fière et heu­reuse de pou­voir ainsi célé­brer avec vous les valeurs du sport qui sont aussi cel­les de l’Europe que nous dési­rons « faire vivre ».

Merci à tou­tes et à tous d’être là, aujourd’hui, pour cette fête du sport qui est aussi celle de l’Union.