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Discours pour la signature de dix contrats de performance avec les CREPS | 10/06/2010 |

10 juin 2010

Mesdames et Messieurs les Présidents des conseils d’administration,
Madame et Messieurs les directeurs d’établissements,
Monsieur le directeur de l’INSEP,
Mesdames et Messieurs les agents comptables,
Mesdames et Messieurs,

C’est sans hési­ta­tion que j’ai répondu favo­ra­ble­ment à la sug­ges­tion du Directeur des sports, Bertrand Jarrige, de par­ti­ci­per à cette séance de signa­tu­res de 10 contrats de per­for­mance avec les CREPS. Une pre­mière…

Je remer­cie, les direc­tions d’admi­nis­tra­tion cen­trale, la Direction des res­sour­ces humai­nes, et la direc­tion des affai­res finan­ciè­res et juri­di­ques, d’être pré­sen­tes, témoi­gnant ainsi de l’impor­tance accor­dée, au plus haut niveau de l’admi­nis­tra­tion, à nos opé­ra­teurs.

Remerciements également à Monsieur le repré­sen­tant du contrô­leur bud­gé­taire et comp­ta­ble du Ministère ; je sais qu’avec ses col­la­bo­ra­teurs, M. Gilbert TOULGUAT, assure une fonc­tion de conseil et d’accom­pa­gne­ment des ordon­na­teurs et des comp­ta­bles de nos établissements et je tenais à le sou­li­gner.

Enfin, un salut ami­cal aux agents de la direc­tion des sports, qui, au quo­ti­dien font vivre avec com­pé­tence la tutelle et le pilo­tage de nos établissements, RGPP oblige.

La signa­ture des contrats de per­for­mance entre les CREPS et le secré­ta­riat d’Etat aux sports s’ins­crit dans le cadre du ren­for­ce­ment du pilo­tage stra­té­gi­que des opé­ra­teurs par le minis­tère de tutelle. Elle vient après la restruc­tu­ra­tion impor­tante, ini­tiée en 2009, des établissements publics du minis­tère chargé des Sports.

La restruc­tu­ra­tion du réseau qui a été enga­gée au titre de la RGPP1 a été un très gros chan­tier. Ardu, ne serait-ce que par ses impli­ca­tions en matière de ges­tion et de reclas­se­ment des per­son­nels concer­nés par les fer­me­tu­res.

Vous le savez mieux que qui­conque : on ne ferme pas des établissements dans l’allé­gresse. Je ne reviens pas sur les chif­fres, vous les connais­sez.

Désormais, le réseau natio­nal des établissements publics du Ministère, est cons­ti­tué de trois enti­tés :

-  l’INSEP, devenu depuis le début de cette année, grand établissement uni­ver­si­taire,

-  3 écoles natio­na­les : 2 font l’objet d’une impor­tante trans­for­ma­tion, l’ins­ti­tut natio­nal du che­val et de l’équitation né de la fusion des haras natio­naux et de l’école natio­nale d’équitation ; l’Ecole natio­nale des sports de mon­ta­gne regrou­pant les deux enti­tés de l’ENSA de Chamonix et du cen­tre du nor­di­que de PR émanon ; la troi­sième, l’Ecole natio­nale de voile et des sports nau­ti­ques, demeure dans son for­mat actuel.

-  16 CREPS, après les évolutions struc­tu­rel­les en cours de DINARD et de VOIRON. Le CREPS de Dinard devrait être érigé d’ici la fin de cette année en grou­pe­ment d’inté­rêt public cons­ti­tu­tif du cam­pus de l’excel­lence spor­tif de Bretagne. Le patri­moine du CREPS de VOIRON va faire l’objet, le 1er sep­tem­bre pro­chain, d’un trans­fert de pro­priété à la Communauté d’agglo­mé­ra­tion du Pays voi­ron­nais pour met­tre en œuvre un nou­veau pro­jet de déve­lop­pe­ment spor­tif, lar­ge­ment ins­piré et porté par un col­lec­tif des per­son­nels.

S’agis­sant spé­ci­fi­que­ment des CREPS, Mesdames et Messieurs les Présidents, Madame et Messieurs les Directeurs, l’une des évolutions for­tes tient au ren­for­ce­ment de leur carac­tère natio­nal et du recen­trage de leurs mis­sions dans le champ du sport de haut niveau et des for­ma­tions dites « cœur de métier ».

Avec qua­tre objec­tifs pour le minis­tère qui doit dis­po­ser d’un réseau d’établissements :

- cohé­rents,
- légi­ti­mi­tés dans leurs mis­sions, en matière notam­ment d’excel­lence spor­tive et de for­ma­tion,
- s’ins­cri­vant plei­ne­ment dans la poli­ti­que publi­que du sport, au titre de l’Etat, à côté des ser­vi­ces cen­traux et des nou­veaux ser­vi­ces ter­ri­to­riaux de l’Etat, décou­lant de la réforme du 1er jan­vier 2010,
- pilo­tés plus effi­ca­ce­ment, du fait de la tutelle uni­que et glo­bale confé­rée désor­mais au direc­teur des sports.

Voilà la feuille de route. Le chan­tier était néces­saire. La mise en œuvre est devant nous. Nous vou­lons des établissements sûrs d’eux mêmes, armés pour de nou­vel­les mis­sions dans le contexte de la réforme d’ensem­ble de l’Etat, et de réduc­tion de la dépense publi­que.

Le pro­jet de réforme sta­tu­taire des CREPS va para­che­ver, d’ici la fin de l’année pro­ba­ble­ment, cette nou­velle cons­truc­tion.

Il fait l’objet actuel­le­ment d’une consul­ta­tion inter­mi­nis­té­rielle, venant après une large concer­ta­tion que j’avais expres­sé­ment deman­dée au direc­teur des sports de conduire, tant avec les per­son­nels qu’avec les orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nel­les et syn­di­ca­les.

Ce pro­jet vient de faire d’ailleurs l’objet d’une pre­mière pré­sen­ta­tion pour infor­ma­tion lors d’un comité tech­ni­que pari­taire minis­té­riel, pré­sidé par mon direc­teur de cabi­net, le 3 juin der­nier, ici même, dans cette salle Eric Tabarly.

Sans entrer dans une pré­sen­ta­tion trop tech­ni­que, je sou­haite pré­sen­ter les 3 enjeux majeurs de la réforme du sta­tut des CREPS :

-  1/ les Creps, dont l’acro­nyme sera conservé tout en se décli­nant désor­mais comme « cen­tre de res­sour­ces, d’exper­tise et de per­for­mance spor­tive », sont opé­ra­teurs de la poli­ti­que publi­que natio­nale du sport, au cœur d’une poli­ti­que ter­ri­to­riale de proxi­mité. Mais met­tant en œuvre une poli­ti­que natio­nale qu’ani­mera l’INSEP. Cette rela­tion en réseau, ce pilo­tage stra­té­gi­que res­tent à inven­ter. Sans bureau­cra­tie, avec sou­plesse et effi­ca­cité.

-  2/ deuxième axe fort, la gou­ver­nance ; plus trans­pa­rente et mieux par­ta­gée.

Un conseil d’admi­nis­tra­tion res­serré à 20 mem­bres, inté­grant davan­tage de par­te­nai­res en rap­port avec la voca­tion natio­nale des établissements : pré­sence d’un pré­si­dent de fédé­ra­tion, de repré­sen­tant de direc­tions tech­ni­que natio­nale ; repré­sen­ta­tion des usa­gers et des spor­tifs de haut niveau,

Une direc­tion confor­tée dans sa res­pon­sa­bi­lité, élargie en adjoint en tant que de besoin, selon le péri­mè­tre de l’établissement ;

Un exer­cice de la tutelle mieux assu­mée, sans mau­vaise cons­cience ! L’exer­cice d’une par­tie de cette tutelle peut faire l’objet d’une déconcen­tra­tion s’agis­sant notam­ment du contrôle de léga­lité, au niveau du pré­fet de région, assu­rant les fonc­tions de com­mis­saire de gou­ver­ne­ment.

Ne soyons pas fri­leux sur cette déconcen­tra­tion. Ne fai­sons pas remon­ter des actes qui peu­vent être appré­ciés, du point de vue de leur confor­mité et de leur léga­lité, plus aisé­ment et plus rapi­de­ment par l’échelon régio­nal du minis­tère.

Chacun son rôle, selon un par­tage effi­cace. Il per­met­tra à la direc­tion des sports de se concen­trer sur le pilo­tage, l’évaluation et la concep­tion.

3/ Troisième enjeu, la prise en compte de nos publics : les sta­giai­res en for­ma­tion, les spor­tifs de haut niveau, les per­son­nels. Car ne l’oublions pas, nos établissements sont avant tout des établissements spor­tifs à fina­lité éducative.

Cela se tra­duit par leur repré­sen­ta­tion dans les ins­tan­ces d’admi­nis­tra­tion. Je l’ai évoqué il y a un ins­tant. Par la créa­tion d’un vrai « conseil de vie du spor­tif et du sta­giaire » qui reçoit des attri­bu­tions élargies et com­prend une sec­tion dis­ci­pli­naire, selon des dis­po­si­tions ins­pi­rées du décret INSEP.

Enfin, par la volonté de régler le dif­fi­cile pro­blème de la sur­veillance des mineurs, qui va faire l’objet d’une concer­ta­tion avec le minis­tère de l’éducation natio­nale.

Si le cadre sta­tu­taire est déter­mi­nant, le fonc­tion­ne­ment, le mana­ge­ment interne, la capa­cité à faire vivre le dia­lo­gue social interne le sont tout autant. Les chefs d’établissements sont donc en pre­mière ligne sur cette exi­gence. Ils seront évalués sur cette exi­gence et cette haute mis­sion.

Comme tout chef de ser­vice, comme tout res­pon­sa­ble, les chefs d’établissement ils ont une obli­ga­tion de résul­tats, dans le cadre des moyens et des res­sour­ces qui leur sont alloués.

L’admi­nis­tra­tion cen­trale, de son côté, c’est essen­tiel, doit leur faci­li­ter, en matière de for­ma­tion conti­nue, l’acqui­si­tion des com­pé­ten­ces néces­sai­res, indis­pen­sa­bles dans un uni­vers admi­nis­tra­tif, spor­tif, tech­ni­que et péda­go­gi­que qui est en mou­ve­ment per­ma­nent.

Les contrats plu­rian­nuels de per­for­mance qui vont être signés dans un ins­tant entre cha­que direc­teur et le direc­teur des sports, que je contre­si­gne­rai, conjoin­te­ment avec les pré­si­dents de conseil d’admi­nis­tra­tion, tra­dui­sent cette nou­velle ambi­tion.

L’élaboration de ces nou­veaux contrats, le direc­teur des sports vous l’a dit, a fait l’objet d’une concer­ta­tion.

Ces contrats déter­mi­nent des objec­tifs et pré­ci­sent les moyens, mais ils lais­sent toute lati­tude au chef d’établissement, au conseil d’admi­nis­tra­tion, de déter­mi­ner les stra­té­gies les plus effi­ca­ces pour les attein­dre.

Merci encore à vous tous, sans excep­tion, pour avoir per­mis l’élaboration de ces contrats de per­for­mance, que nous allons main­te­nant donc signer.

Seil le pro­noncé fait foi