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Intervention de Rama Yade lors de la clôture du séminaire de la fédération française d’athlétisme dans le cadre du plan Antilles-Guyane
| 31 /05/2010 |

2 juin 2010

Monsieur le préfet,
Messieurs les Présidents des conseils régionaux de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane,

Monsieur le Président de la Fédération Française d’Athlétisme,

Messieurs les Directeurs de la jeu­nesse et des sports de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane Monsieur le Directeur du CREPS Antilles-Guyane, Mesdames et mes­sieurs les pré­si­dents de ligues et des clubs

Et, enfin, un salut tout par­ti­cu­lier à Messieurs les Présidents des Fédérations Jamaïquaine, et Haïtienne d’Athlétisme, Messieurs les repré­sen­tants des Gouvernements de Saint Vincent et Grenadines, de la Barbade et d’Antigua qui nous ont fait l’hon­neur de leur pré­sence, tout au long de ce col­lo­que,

Mesdames et mes­sieurs,

Je suis par­ti­cu­liè­re­ment heu­reuse d’être parmi vous aujourd’hui, pour conclure le sémi­naire orga­nisé par la fédé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme dans le cadre du Plan de déve­lop­pe­ment de son réseau aux Antilles et en Guyane. Je sais que vos tra­vaux et dis­cus­sions ont été riches et cons­truc­tifs.

Je vou­drais asso­cier à cet évènement ma col­lè­gue Marie-Luce PENCHARD, minis­tre char­gée de l’Outre-mer qui est mal­heu­reu­se­ment rete­nue en métro­pole ; elle m’a demandé de bien vou­loir vous saluer en son nom. Ce dont je m’acquitte bien volon­tiers tant les rela­tions entre nos deux admi­nis­tra­tions sont excel­len­tes.

Depuis tou­jours l’Outre-Mer a apporté une très forte contri­bu­tion aux équipes de France, notam­ment en ath­lé­tisme. Le visage de l’ath­lé­tisme fran­çais a long­temps été celui des ter­ri­toi­res ultra marins (Marie-José Pérec, Christine Arron ou Muriel Hurtis pour la Guadeloupe, Bruno Marie-Rose et Max Morinière, ori­gi­nai­res de la Martinique, Kathia Benth pour la Guyane, et tant d’autres encore). Ce col­lo­que est donc un acte de reconnais­sance du rang et de la place de l’ath­lé­tisme des Antilles-Guyane au sein de l’ath­lé­tisme fran­çais

Mais c’est aussi un pari renou­velé sur l’ave­nir, sur le poten­tiel spor­tif de vos régions. Ce pari sera gagné si tous ensem­bles, fédé­ra­tions, pou­voirs publics, col­lec­ti­vi­tés, nous ras­sem­blons nos moyens au ser­vice du déve­lop­pe­ment et de l’excel­lence spor­tive.

Pour que ces ter­res de cham­pions que sont la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane soient un axe stra­té­gi­que majeur pour la fédé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme et plus géné­ra­le­ment pour le sport fran­çais.

C’est donc en par­faite cohé­rence avec cette ambi­tion qu’a été conçu le par­cours de l’excel­lence spor­tive de la fédé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme, approuvé à l’una­ni­mité par la délé­ga­tion per­ma­nente de la com­mis­sion natio­nale du sport de haut niveau le 7 avril der­nier.

Renouer dura­ble­ment avec des résul­tats brillants sur la scène inter­na­tio­nale comme ceux des cham­pion­nats du monde 2003 à Paris / Saint-Denis ou de 2005 à Helsinki avec un total de médailles de l’ordre de 7 ou 8, tel est l’objec­tif que vous vous êtes fixés.

Comment ? Le mou­ve­ment spor­tif et le Gouvernement ont choisi de met­tre en place une stra­té­gie toute entière tour­née vers l’exi­gence.

J’en retiens en par­ti­cu­lier 5 axes forts :

1. L’iden­ti­fi­ca­tion des poten­tiels par rap­port à la haute per­for­mance et la défi­ni­tion d’étapes de pro­gres­sion au tra­vers de repè­res clairs et pré­cis

Vous pro­po­sez de dis­tin­guer 3 niveaux parmi la popu­la­tion des spor­tifs de haut niveau de votre fédé­ra­tion :
-  Les jeu­nes à poten­tiels (JP) dont les per­for­man­ces lais­sent entre­voir un poten­tiel olym­pi­que à l’hori­zon 2016 ou 2020.
-  Les poten­tiels olym­pi­ques (PO) dont l’accès à la finale olym­pi­que ou mon­diale cons­ti­tue l’objec­tif,
-  Les forts poten­tiels olym­pi­ques orien­tés vers la conquête de l’or olym­pi­que,

L’ensem­ble du dis­po­si­tif vise ainsi à bali­ser un che­min de pro­gres­sion avec 3 étapes : l’accès au haut niveau – l’accès à la per­for­mance inter­na­tio­nale senior et l’accès au podium olym­pi­que.

Votre volonté affir­mée, et par­ta­gée par mes ser­vi­ces, de res­ser­rer de façon signi­fi­ca­tive l’accès aux lis­tes de spor­tifs de haut niveau de votre dis­ci­pline, cons­ti­tue la meilleure illus­tra­tion de cette nou­velle exi­gence et du sens redonné au mot « per­for­mance ».

Il faut être lucide : seuls les meilleurs de nos ath­lè­tes, les mieux pré­pa­rés, ceux dont les talents et les qua­li­tés auront été iden­ti­fiés puis entre­te­nus, diri­gés, gui­dés vers l’excel­lence trou­ve­ront les mar­ches des podiums des gran­des com­pé­tions inter­na­tio­na­les et des ren­dez-vous olym­pi­ques. Cette indis­pen­sa­ble prise en compte d’une plus grande sélec­ti­vité dans l’accès à l’excel­lence, dans un monde où la com­pé­ti­ti­vité spor­tive est de plus en plus exa­cer­bée, (l’ensem­ble cari­béen en est une par­faite illus­tra­tion) n’est pas exclu­sive, pour autant d’une poli­ti­que de déve­lop­pe­ment et de for­ma­tion des jeu­nes à l’ath­lé­tisme, à l’école comme au sein des clubs. Les deux stra­té­gies mar­chent main dans la main.

2. La mise en place d’un accom­pa­gne­ment indi­vi­dua­lisé des ath­lè­tes cohé­rent avec leur niveau, les objec­tifs de per­for­mance et ciblé sur la haute per­for­mance

Il convient de pren­dre en compte la situa­tion per­son­nelle de cha­que ath­lète dans une appro­che glo­bale de son pro­jet de per­for­mance et de son pro­jet de vie, qui s’ins­crit sur le long terme. Les deux sont inti­me­ment liés.

Cet accom­pa­gne­ment déter­mi­nera les finan­ce­ments et les accès aux res­sour­ces et dis­po­si­tifs d’accom­pa­gne­ment. Il faut coor­don­ner les moyens humains, tech­ni­ques et finan­ciers affec­tés à cha­que ath­lète au plan spor­tif, médi­cal, social et socio­pro­fes­sion­nel. Ces moyens doi­vent être concen­trés sur nos ath­lè­tes qui peu­vent légi­ti­me­ment aspi­rer à une finale et une médaille olym­pi­que.

3. Le regrou­pe­ment des ath­lè­tes dans des struc­tu­res enca­drées par des cadres com­pé­tents dans un schéma cohé­rent ciblé sur la haute per­for­mance

Pour cha­que spé­cia­lité, le suivi et la pré­pa­ra­tion des ath­lè­tes à poten­tiel doi­vent s’ins­crire dans un plan d’accom­pa­gne­ment cohé­rent de leur per­for­mance qui intè­gre :

- un sou­tien indi­vi­dua­lisé de leur entraî­ne­ment,

- des cen­tres res­sour­ces spé­cia­li­sés adap­tés à cha­que niveau,

- des actions de pré­pa­ra­tion et de regrou­pe­ment ciblées et per­ti­nen­tes.

A cha­que niveau, il convient de s’assu­rer que l’enca­dre­ment dis­pose de la com­pé­tence néces­saire à l’accom­pa­gne­ment des ath­lè­tes qui lui sont confiés.

Je ne doute pas que les Antilles et la Guyane conti­nue­ront d’appor­ter leur indis­pen­sa­ble concours à cette stra­té­gie ambi­tieuse pour le haut niveau fran­çais en ath­lé­tisme.

La FFA a affi­ché sa volonté de détec­ter et d’accom­pa­gner au mieux les ath­lè­tes à fort poten­tiel de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, tout à la fois dans leurs ambi­tions spor­ti­ves et dans un pro­jet d’inser­tion et de for­ma­tion qui doit être conçu dans le souci per­ma­nent d’offrir le meilleur envi­ron­ne­ment pos­si­ble.

4. Les coo­pé­ra­tions régio­na­les avec les nations caraï­bes

Dans ce monde où les hié­rar­chies spor­ti­ves sont rebat­tues, les stra­té­gies natio­na­les ne sont plus d’actua­lité. Compétition, émulation et coo­pé­ra­tion vont de pair.

Il est d’ailleurs signi­fi­ca­tif, au plan inter­na­tio­nal, que, dans le sillage ful­gu­rant d’Usain BOLT, désor­mais l’une des figu­res de proue les plus emblé­ma­ti­ques du sport mon­dial, de plus en plus de cham­pions soient issus de la zone Caraïbe.

Aux der­niers cham­pion­nats du monde à Berlin en août 2009, les ath­lè­tes ori­gi­nai­res de ces îles ont en effet obtenu l’impres­sion­nant total de 9 médailles d’or, pour un total de 25 podiums.

Dans ce contexte, la stra­té­gie de rap­pro­che­ment et d’inten­si­fi­ca­tion des échanges entre la fédé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme et ses homo­lo­gues de Jamaïque et de Cuba, voire à terme à d’autres fédé­ra­tions paraît une évidence.

Cette ouver­ture de l’ath­lé­tisme des Antilles et de Guyane sur son envi­ron­ne­ment cari­béen est une ambi­tion majeure. Soyez assuré mon­sieur le Président, Cher Bernard AMSALEM, de l’appui de mon minis­tère, de ses ser­vi­ces ter­ri­to­riaux et ses établissements pour vous accom­pa­gner, dura­ble­ment, dans cette voie

Le dépla­ce­ment de plu­sieurs cadres de la FFA à Kingston et La Havane du 23 au 27 février der­nier a mis en lumière l’inté­rêt réci­pro­que évident au déve­lop­pe­ment d’une coo­pé­ra­tion à la fois aux plans ins­ti­tu­tion­nel (regrou­pe­ment de diri­geants), tech­ni­que (regrou­pe­ment d’entraî­neurs) et spor­tif (sta­ges de jeu­nes).

Dans ce cadre conven­tion­nel, de nou­veaux échanges sont atten­dus au cours du second semes­tre 2010. Ils s’annon­cent d’ores et déjà enri­chis­sants pour tous. Je mise beau­coup sur ces échanges. Ils sont la voie de l’ave­nir.

5- Mobiliser les moyens de l’Etat au ser­vice de la moder­ni­sa­tion de l’offre spor­tive

Si l’accueil des meilleurs ath­lè­tes métro­po­li­tains pour des confron­ta­tions dans la zone Caraïbes est un moyen effi­cace au ser­vice de la dyna­mi­sa­tion de l’ath­lé­tisme antillo-guya­nais, en revan­che, un déra­ci­ne­ment trop pré­coce et insuf­fi­sam­ment pré­paré des jeu­nes talents détec­tés en Guadeloupe, en Martinique ou en Guyane conduit trop sou­vent, même pour les plus pro­met­teurs, à un échec tant sur le plan spor­tif que pro­fes­sion­nel. Les Antilles et la Guyane doi­vent rede­ve­nir le ber­ceau d’un nou­veau déve­lop­pe­ment spor­tif au ser­vice de ses ath­lè­tes.

Tel est le prin­cipe direc­teur du plan de déve­lop­pe­ment du réseau Antilles-Guyane ath­lé­tisme.

Cet enjeu est cru­cial pour la fédé­ra­tion fran­çaise d’ath­lé­tisme et pour le secré­ta­riat d’Etat aux sports, qui accom­plit un effort très impor­tant d’accom­pa­gne­ment des fédé­ra­tions dans leurs ambi­tions spor­ti­ves depuis la détec­tion jusqu’à la quête olym­pi­que et déve­loppe depuis plus de vingt-cinq ans une poli­ti­que volon­ta­riste de sou­tien au « dou­ble pro­jet » (spor­tif d’une part, de for­ma­tion et d’inser­tion pro­fes­sion­nelle d’autre part) des spor­tifs de haut niveau. Les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les et le mou­ve­ment spor­tif local doi­vent être par­tie pre­nante de ce plan.

Si l’année 2009 a été consa­crée au lan­ce­ment du pro­jet et notam­ment à son appro­pria­tion et sa défi­ni­tion un peu plus fine par les acteurs locaux, il est impor­tant, à mes yeux, que les clubs et les ligues se pro­jet­tent dans les orien­ta­tions pro­po­sées et y voient une occa­sion de se déve­lop­per et de se struc­tu­rer.

En octo­bre 2009, la fédé­ra­tion s’est ren­due en Guadeloupe puis en Martinique pour échanger avec les acteurs de l’ath­lé­tisme et les auto­ri­tés loca­les sur les grands axes d’un plan de déve­lop­pe­ment. Un pro­to­cole d’accord a été signé entre la FFA, la ligue d’ath­lé­tisme de Guadeloupe, la région Guadeloupe, dont le sou­tien finan­cier - que je salue - atteste de son atta­che­ment au pro­jet. Le CREPS de Guadeloupe est aussi au cœur de ce pro­jet. Je me réjouis que tous les acteurs se ras­sem­blent autour de cette stra­té­gie.

La fédé­ra­tion doit main­te­nant fina­li­ser des accords simi­lai­res, dans le res­pect des spé­ci­fi­ci­tés loca­les, avec les ligues de Guyane et de Martinique.

La démar­che de la fédé­ra­tion répond à une des orien­ta­tions expri­mées lors des Etats géné­raux de l’outre mer qui était de per­met­tre aux citoyens de deve­nir des acteurs à part entière du déve­lop­pe­ment de leur ter­ri­toire.

Elle s’ins­crit également dans le droit fil des orien­ta­tions défi­nies par le Conseil inter­mi­nis­té­riel de l’Outre Mer le 6 novem­bre 2009, notam­ment sur le déve­lop­pe­ment de sta­ges de spor­tifs de haut niveau aux Antilles et en Guyane.

De son côté, mon minis­tère a contri­bué au sou­tien du plan Antilles-Guyane à hau­teur de 100 000 € en 2009 et en 2010, sans comp­ter le ren­for­ce­ment des équipes de cadres tech­ni­ques en ath­lé­tisme auquel il va être pro­cédé des la ren­trée de sep­tem­bre.

Je sou­haite à cet égard sou­li­gner l’effort consenti par ma col­lè­gue minis­tre de l’Outre-mer, Madame Marie – PENCHARD, qui vous accor­dera, en 2010, une sub­ven­tion de 70 000 euros, en com­plé­ment du finan­ce­ment de mon minis­tère.

Pour la pre­mière fois, grâce aux Etats Généraux, le sport outre-mer est abordé de façon glo­bale, en pre­nant en compte les contrain­tes pro­pres à ces dépar­te­ments en matière de for­ma­tion, d’équipements, de struc­tu­ra­tion des clubs…

S’ajoute à cet effort finan­cier auprès de la fédé­ra­tion la mise en œuvre d’un pro­gramme ambi­tieux de réno­va­tion du CREPS Antilles-Guyane. dont le cœur est ici en Guadeloupe. Cette réno­va­tion s’ins­crit dans un ensem­ble de mesu­res des­ti­nées à pro­mou­voir le sport ultra-marin actées lors du comité inter­mi­nis­té­riel de l’Outre-mer de Novembre der­nier.

Cet établissement, mis en ser­vice il y a plus de 40 ans, fait en effet l’objet d’un très impor­tant pro­jet de réha­bi­li­ta­tion décidé en accord avec la région puisqu’il est ins­crit aux CPER 2000-2006 et 2007-2013. Retardé en rai­son du séisme du 21 novem­bre 2004, il a fallu restruc­tu­rer l’établissement pour le met­tre aux nor­mes para­sis­mi­ques. Il sera doté d’équipements spor­tifs et d’éléments d’accueil et de confort de très grande qua­lité..

La pre­mière phase de ce pro­jet consiste en la réno­va­tion du bâti­ment admi­nis­tra­tif (qui doit être achevé à la fin de cette année nor­ma­le­ment) et celle du bâti­ment d’héber­ge­ment col­lec­tif qui ouvrira à la fin 2011.

Sont pré­vus pour une seconde phase qui com­men­cera en 2011 :
- la cons­truc­tion de loge­ments de fonc­tion
- la cons­truc­tion d’un pôle res­tau­ra­tion
- la cons­truc­tion d’une salle d’escrime
- la cons­truc­tion de sal­les de for­ma­tion
- la réno­va­tion du bâti­ment d’héber­ge­ment secondaire.

Le Secrétariat d’Etat aux sports va inves­tir 2M d’Euros dans la réfec­tion de la piste d’ath­lé­tisme du CREPS.

Le cen­tre médico-spor­tif inter­dis­ci­pli­naire (CREPS et UFR STAPS) situé dans l’enceinte de l’établissement a été livré en juin 2009, après réno­va­tion pour 1,9 M€ avec les par­ti­ci­pa­tions de la région et du dépar­te­ment, que je remer­cie.

Enfin, l’ouver­ture pro­chaine d’une struc­ture sco­laire dans l’enceinte du CREPS per­met­tra de faci­li­ter la réus­site du dou­ble pro­jet des spor­tifs et d’inci­ter les jeu­nes sco­la­ri­sés à la recher­che de l’excel­lence. 350 pla­ces sont pré­vues à terme.

Cette coo­pé­ra­tion entre le CREPS et l’ins­ti­tu­tion sco­laire est un vrai défi et une for­mi­da­ble oppor­tu­nité autour d’un pro­jet par­ti­cu­liè­re­ment nova­teur.

Au total, les inves­tis­se­ments dans le cadre de ce pro­gramme repré­sen­tent 17,31 M€ dont près de 5 M€ de par­ti­ci­pa­tion du conseil régio­nal de Guadeloupe - et je tiens à saluer cette impli­ca­tion de la région dans la for­ma­tion des meilleurs ath­lè­tes fran­çais – et plus de 3 M€ de par­ti­ci­pa­tion du minis­tère chargé de l’outre-mer. Le minis­tère chargé des sports com­plète cet effort à hau­teur de 9,35 M€. C’est un effort finan­cier consi­dé­ra­ble de l’Etat et de la région, dans un contexte bud­gé­taire contraint, mais qui témoi­gne de la volonté du Gouvernement et des col­lec­ti­vi­tés de pro­mou­voir une poli­ti­que ultra marine ambi­tieuse.

D’autres pro­jets sui­vront, je l’espère, le moment venu :

-  l’amé­na­ge­ment de la plaine de jeu en ter­rain de grand jeu (rugby à 7, foot­ball à 7
-  la cons­truc­tion d’un second gym­nase
-  la cou­ver­ture et réfec­tion du pla­teau de sports col­lec­tifs
-  la cons­truc­tion d’un pôle com­mu­ni­ca­tion
-  la cons­truc­tion de 2 sal­les spé­cia­li­sées pour les Arts Martiaux et éventuellement pour la gym­nas­ti­que.

Vous le voyez, l’ambi­tion ne man­que pas. C’est à une véri­ta­ble renais­sance de l’ath­lé­tisme ultra marin que j’appelle.

L’ath­lé­tisme dans les Antilles et en Guyane a une tra­di­tion glo­rieuse ; c’est sur ce passé d’excel­lence que nous cons­trui­rons un ave­nir où brille­ront nos ath­lè­tes.

Je remer­cie une nou­velle fois tous les acteurs ici pré­sents pour leur pré­cieuse contri­bu­tion aux per­for­man­ces de l’ath­lé­tisme fran­çais dans les Antilles et en Guyane.

Nous devons main­te­nant tra­vailler avec achar­ne­ment et opti­misme jusqu’aux Jeux olym­pi­ques de Londres !

Je vous remer­cie./.

*Seul le pro­noncé fait foi